La rage en Ontario

MRNFO; Zones de contrôle de rage chez les espèces sauvages - Mise à jour 27 juillet 2016 (carte an anglais seulement)

Carte des opérations de contrôle de la rage, printemps 2016 (MRNFO)

Rappel aux vétérinaires - Rage du renard, comté de Perth, Ontario (8 janvier 2016)

Mise à jour : Nouvelles à l'intention des vétérinaires - Rage du raton-laveur, Hamilton, Ontario (10 décembre 2015)

Nouvelles à l'intention des vétérinaires - Rage du raton-laveur, Hamilton, Ontario (7 décembre 2015)

Table des matières

Information sur la rage pour le public

Renseignements sur la rage à l'intention des vétérinaires de l'Ontario

Qu'est-ce que la rage?

La rage est causée par un virus qui peut infecter n'importe quel mammifère, y compris les humains. Les oiseaux, les reptiles, les amphibiens et les poissons ne peuvent contracter la rage. Chez les mammifères infectés, le virus est présent dans la salive et peut se transmettre de trois manières différentes :

  • morsures qui transpercent la peau;
  • contact de la salive infectée avec une coupure, une plaie ouverte ou une autre blessure;
  • contact de la salive infectée avec la bouche, le nez ou les yeux.

En Ontario, les animaux qui transmettent le plus souvent la rage sont les chauves-souris, les renards, les moufettes et les ratons laveurs. Une fois que les signes de la rage se manifestent chez un animal, la maladie est presque toujours mortelle. Une série de vaccins et un traitement à base d'anticorps antirabiques peuvent prévenir l'infection chez les humains dans la plupart des cas, à condition qu'ils soient administrés peu après l'exposition.

Prise en charge de la rage en Ontario

La prévention de la rage et les interventions liées à cette maladie en Ontario sont le fruit d'un effort concerté des membres du public, du personnel de la santé publique, des vétérinaires, du ministère de la Santé et des Soins de longue durée (MSSLD), du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales (MAAARO) et du ministère des Richesses naturelles et des Forêts (MRNF).

Signes de la rage chez les animaux

Les signes de la rage chez les animaux se présentent généralement sous l'une de deux formes : rage muette et rage furieuse.

Rage muette (paralytique)

  • Les animaux peuvent montrer des signes de dépression et se cacher dans des endroits isolés.
  • Des signes de paralysie ou de parésie (c. à-d. paralysie partielle) peuvent être observés.
    • La paralysie de la tête et du cou peut entraîner des expressions faciales anormales, une salivation excessive, un affaissement de la tête et de la mâchoire ou l'émission de sons étranges.
    • La paralysie du corps commence habituellement par les pattes arrière et se propage au reste du corps.

Rage furieuse

  • Les animaux peuvent devenir très agités et agressifs.
  • Les animaux peuvent mordre ou mâchouiller leurs propres membres ou leur corps.
  • Les animaux peuvent s'attaquer à des objets ou à d'autres animaux sans raison apparente.
    • Des accès de fureur alternent généralement avec des périodes de dépression.

Tableau 1: Comparaison de la rage chez les animaux et les humains

  Ministère responsable Espèces, exposition et signes cliniques courants

Rage chez les animaux de compagnie

MAAARO

Les animaux de compagnie, notamment les chiens, les chats, les furets et d'autres petits mammifères, peuvent être infectés par la rage. L'exposition à des animaux sauvages est la façon la plus courante de contracter la rage pour un animal de compagnie. Les animaux de compagnie atteints de la rage peuvent présenter divers signes, dont les suivants :

  • Changement de comportement
    • très agressif
    • tranquille et déprimé
    • anormale-ment familier
  • Manque de coordination (démarche chancelante, chute)
  • Modification de la voix (aboiement ou miaulement différent)
  • Salivation excessive ou difficulté à manger et à boire
  • Hypersensibilité (réactions excessives au toucher, au bruit ou à la lumière)
  • Parésie ou paralysie (incapacité partielle ou totale de bouger une partie du corps)

Si vous croyez que votre animal de compagnie a la rage, communiquez immédiatement avec votre vétérinaire.

Rage chez le bétail

MAAARO

Les signes de la rage chez les animaux d'élevage (p. ex. chevaux, bovins, moutons et porcs) peuvent varier considérablement, mais en général, le comportement change : certains animaux deviennent agressifs, tandis que d'autres deviennent léthargiques et déprimés. Dans bien des cas, les animaux émettent des sons étranges en raison de spasmes dans les cordes vocales. Ils éprouvent parfois une faiblesse musculaire au niveau des pattes arrière et restent couchés. Une fois que les signes cliniques se manifestent, la rage est mortelle pour tous les animaux, y compris les animaux d'élevage. Chez ceux-ci, la période d'incubation moyenne, soit le délai entre l'exposition au virus et l'apparition des signes cliniques, est généralement de moins de 20 jours, mais elle peut aussi durer des semaines ou des mois.

Rage chez les animaux sauvages (mammifères)

MRNF

En Ontario, les ratons laveurs, les renards, les moufettes et les chauves-souris constituent le principal réservoir du virus de la rage. Votre bureau local du MRNF ou le MAAARO pourra vous indiquer à quand remonte le dernier cas de rage répertorié dans votre région. Les petits rongeurs (tels que les écureuils, les tamias, les rats et les souris) ainsi que les lagomorphes (tels que les lapins et les lièvres) sont très rarement infectés par le virus de la rage, et aucun cas de transmission de la maladie à un humain par l'une de ces espèces n'a été signalé au Canada. Les autres animaux sauvages peuvent présenter des signes de l'une ou l'autre forme de la rage, soit la rage muette ou la rage furieuse (voir ci-dessus).

  • Les animaux sauvages peuvent cesser d'avoir peur des humains.
  • Un animal habituellement nocturne peut devenir actif le jour.

Rage chez les humains

MSSLD

Les personnes qui se font mordre par un animal enragé peuvent être exposées à la rage. La période d'incubation, soit le délai entre l'exposition au virus et l'apparition des symptômes, peut varier d'environ trois semaines à huit semaines. Elle peut également être d'à peine neuf jours ou, dans de rares cas, de plusieurs années.

En général, les premiers signes de la rage chez les humains sont la fièvre, , le mal de tête et une sensation de malaise généralisé. Après plusieurs jours, les symptômes s'aggravent et progressent rapidement, p. ex. hallucinations et convulsions. La personne qui a été exposée par une morsure peut parfois avoir des démangeaisons intenses à l'endroit de la morsure, même si la plaie est déjà guérie.

Cliquez ici pour en savoir davantage au sujet de la rage et de la santé publique.

Déclaration d'une exposition à la rage

La rage demeure une maladie à déclaration obligatoire au Canada. Cela signifie que les professionnels de la santé humaine ou animale doivent déclarer les cas suspects aux autorités compétences. Si vous croyez que vous ou une personne que vous connaissez pourriez avoir été exposé à la rage (par exemple à cause d'une morsure d'un animal de compagnie ou d'un animal sauvage), vous devez communiquer avec votre médecin ou votre bureau local de santé publique. Les personnes qui possèdent un animal doivent déclarer toute exposition potentielle de celui-ci à leur vétérinaire. Le MAAARO pourra, au besoin, fournir une aide supplémentaire aux vétérinaires (notamment pour les tests).

Exposition d'une personne

Si vous vous faites mordre par un animal ou que des matières infectieuses (comme de la salive) provenant d'un animal pénètrent dans vos yeux, votre nez, votre bouche ou une lésion de la peau, nettoyez immédiatement la région à fond en utilisant beaucoup d'eau et de savon. Un nettoyage immédiat peut réduire considérablement le risque d'infection.

Vous devez communiquer sans tarder avec votre médecin ou votre bureau local de santé publique, car il pourra vous aider à déterminer votre risque d'exposition à la rage. Si l'évaluation révèle un risque d'exposition important, on pourra vous administrer des anticorps antirabiques ainsi qu'une série de vaccins contre la rage sur une période de deux semaines. Ce traitement est très efficace pour prévenir la rage chez les humains s'il est appliqué rapidement.

Exposition attribuable à un animal domestique

Si votre animal de compagnie a des contacts directs avec des animaux sauvages (y compris des chauves-souris) ou avec un animal domestique qui présente des signes de la rage, évitez de toucher votre animal à mains nues s'il risque d'avoir de la salive provenant de l'autre animal sur le corps. Communiquez avec votre vétérinaire dès que possible pour obtenir des conseils. Ce dernier vous posera des questions et fera une évaluation des risques pour déterminer les mesures à prendre.

Immunisation

Une vue d'ensemble des exigences relatives aux vaccins antirabiques est donnée ci-dessous. Communiquez avec votre vétérinaire afin de vous renseigner sur les vaccins recommandés pour vos propres animaux.

Animaux de compagnie

En vertu du Règlement 567 pris en application de la Loi sur la protection et la promotion de la santé de l'Ontario, tout propriétaire d'un chien ou d'un chat de plus de trois mois est tenu de faire immuniser son animal contre la rage dans 31 des 36 circonscriptions sanitaires de la province (c. à-d. toutes sauf les 5 les plus au nord). En plus de protéger votre animal de compagnie contre la rage, l'immunisation aidera à vous protéger ainsi que les membres de votre famille si votre animal est exposé au virus à cause d'un contact avec un animal sauvage.

Communiquez avec votre vétérinaire pour savoir quand faire vacciner votre animal ou vos animaux de compagnie et à quelle fréquence. Le premier vaccin de rappel contre la rage doit toujours être administré 12 mois après que l'animal a reçu le vaccin initial (il s'agit de la " série primaire "); par la suite, le vaccin antirabique (" dose de rappel ") n'est nécessaire qu'à un intervalle d'un à trois ans, selon le vaccin utilisé.

Bétail

En vertu du Règlement 567 pris en application de la Loi sur la protection et la promotion de la santé, tout propriétaire de chevaux, de bovins ou de moutons est tenu de faire immuniser ses animaux contre la rage dans des circonscriptions sanitaires données de l'Ontario si les animaux entrent en contact avec des personnes autres que celle qui est habituellement responsable de leurs soins (p. ex. chevaux qui participent à des compétitions ou bovins présentés à des foires). Consultez votre vétérinaire pour en savoir plus long sur les exigences relatives à l'immunisation contre la rage dans votre région.

Animaux sauvages

Depuis les années 1990, le ministère des Richesses naturelles et des Forêts mène, dans le sud de l'Ontario, une campagne de vaccination des animaux sauvages contre la rage qui est très efficace. Les ratons laveurs, les renards et les moufettes sont vaccinés à l'aide d'appâts spéciaux contenant un vaccin oral qui sont répartis sur le sol pour que les animaux les mangent. Les appâts sont distribués dans les régions où le risque de contracter la rage est élevé chez les animaux sauvages terrestres (soit les animaux autres que les chauves-souris). Étant donné qu'aucun animal terrestre n'a contracté la rage en Ontario depuis 2012, l'appâtage en 2014 a été limité à des zones relativement petites le long de la frontière de l'État de New York (c. à-d. Niagara et le long du fleuve Saint Laurent).

Il y a actuellement un type d'appâts contenant un vaccin, l'Ultra-lite, qui est employé en Ontario pour la lutte contre la rage chez les renards et les ratons laveurs. Ces appâts ne sont pas nocifs pour les humains ou les animaux de compagnie. Cependant, dans le cas peu probable d'un contact avec le vaccin qui se trouve à l'intérieur des appâts, il est recommandé, par mesure de précaution, de consulter un médecin ou un vétérinaire.

Puisque toutes les espèces de chauves-souris présentes en Ontario sont insectivores (c. à-d. qu'elles se nourrissent uniquement d'insectes), il n'est pas possible de les vacciner de la même manière au moyen d'un appât oral. À l'heure actuelle, il n'existe aucune méthode efficace pour immuniser les chauves-souris en Ontario.

Humains

Le vaccin antirabique (pré-exposition) est administré aux personnes qui présentent un risque élevé d'exposition au virus de la rage pour les protéger contre une infection (p. ex. vétérinaires, agents de contrôle des animaux, employés de laboratoire). Communiquez avec votre médecin si vous croyez que vous devriez recevoir un vaccin antirabique pré-exposition. L'immunisation pré-exposition n'est pas couverte par le régime provincial d'assurance-santé.

Test de dépistage

Au Canada, les tests de dépistage de la rage sont effectués uniquement aux laboratoires de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) situés à Ottawa, en Ontario, et à Lethbridge, en Alberta. Les bureaux de santé publique prendront des dispositions pour qu'un test soit effectué lorsqu'une personne présente un risque. Dans le cas d'un animal domestique, un vétérinaire peut s'occuper de prendre ces dispositions avec l'aide du MAAARO. En règle générale, on n'effectue un test de dépistage que si une personne ou un animal domestique a été exposé à l'animal en cause afin de déterminer si un traitement ou une surveillance post-exposition est nécessaire ou non.

Prise en charge post-exposition

Les mesures prises après qu'une personne ou un animal domestique a possiblement été exposé à la rage dépend des résultats d'une évaluation des risques effectuée par un professionnel des soins de santé ou de la santé animale.

Si une personne pourrait avoir été exposée à la rage, le bureau local de santé publique fera des recommandations quant à la nécessité d'une prophylaxie post-exposition (PPE). Dans la mesure du possible, l'animal en cause sera soumis à un test de dépistage de la rage qui vise à déterminer si une PPE est nécessaire ou non. Cependant, s'il n'est pas possible d'effectuer un test ou si le test confirme que l'animal a la rage, la PPE peut être recommandée selon le niveau d'exposition. La PPE comprend une série de vaccins contre la rage administrés au jour 0 ainsi qu'aux jours 3, 7 et 14 après l'exposition et une dose d'anticorps antirabiques le jour 0. Étant donné que les stocks de PPE sont limités et que les injections coûtent cher (le coût est couvert par la santé publique dans les cas d'exposition), la PPE n'est administrée que lorsque cela est jugé nécessaire après une évaluation complète des risques.

Dans le cas d'une exposition potentielle à la rage d'un animal domestique, le vétérinaire peut faire des recommandations sur la prise en charge post-exposition. Une dose de rappel du vaccin antirabique est recommandée chaque fois qu'un animal est susceptible d'avoir été exposé, en particulier si la vaccination de l'animal n'est pas à jour. Dans la mesure du possible, l'animal en cause fera l'objet d'un test visant à déterminer si une vaccination ou une surveillance post-exposition est nécessaire. Cependant, s'il n'est pas possible d'effectuer un test ou si le test confirme que l'animal a la rage, une période d'observation ou de confinement peut être recommandée. Les périodes d'observation et de confinement vont de 45 jours à 6 mois selon le statut d'immunisation contre la rage de l'animal présentant un risque. Pour les animaux dont la vaccination antirabique n'est pas à jour, on considère que les risques sont plus élevés, et la période de confinement est plus longue. Dans la mesure du possible, l'observation et le confinement ont lieu au domicile du propriétaire si les contacts avec l'animal peuvent être limités.


Renseignements sur la rage à l'intention des vétérinaires de l'Ontario

Les vétérinaires ont accès à des renseignements sur les interventions contre la rage et notamment sur l'évaluation des risques et la marche à suivre pour soumettre des échantillons.

  • Les vétérinaires ou les autres intervenants en santé animale qui ont d'autres questions au sujet des procédures d'intervention contre la rage doivent communiquer avec le Centre d'information agricole du MAAARO, au 1 877 424 1300 ou au rabies.omafra@ontario.ca.

Formation sur les interventions contre la rage pour les vétérinaires

Le MAAARO a créé un module de formation sur les interventions contre la rage à l'intention des vétérinaires en pratique privée. Ce module de formation de 35 minutes porte sur l'évaluation des risques liés à la rage et sur la prise en charge post-exposition des animaux domestiques et fournit des renseignements de base sur la marche à suivre pour prélever et soumettre des échantillons.

Les vétérinaires qui auront fait le module de formation et une évaluation en ligne recevront un certificat d'achèvement et une trousse d'intervention contre la rage contenant des instructions écrites détaillées et des formulaires réutilisables. La formation et la trousse contribueront à simplifier l'évaluation des risques et la soumission d'échantillons pour les cas d'exposition mettant en cause des animaux domestiques.

Pour recevoir le module de formation intitulé " Rabies Response in Ontario " (en anglais seulement), envoyez un courriel au rabies.omafra@ontario.ca en indiquant " Module de formation " dans la ligne d'objet. Veuillez fournir votre nom et le nom de la clinique dans le corps du message.

Cette publication hautement spécialisée " Rabies Response in Ontario: Training Module for Veterinarians " n'est disponible qu'en anglais conformément au Règlement 671/92, selon lequel il n'est pas obligatoire de la traduire en vertu de la Loi sur les services en français. Pour obtenir des renseignements en français, veuillez communiquer avec le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales, au 1 877 424 1300.

Quand et comment signaler un cas d'exposition potentielle à la rage

Humain présentant un risque

  • La personne qui a été exposée doit communiquer avec le bureau local de santé publique.
  • Si à la fois un humain et un animal domestique ont été exposés, c'est l'humain qui prime. Une évaluation des risques pour l'animal exposé sera effectuée après que le bureau de santé publique aura évalué les risques pour l'humain.

Animal domestique présentant un risque (sans exposition d'un humain)

  • Le propriétaire de l'animal doit communiquer avec son vétérinaire pour qu'il effectue une évaluation complète des risques.
  • Le vétérinaire peut, au besoin, obtenir l'aide d'un vétérinaire du MAAARO pour l'évaluation des risques en communiquant avec le Centre d'information agricole, au 1 877 424 1300.
  • Si on a accès à l'animal en cause et qu'un test est justifié, le vétérinaire doit communiquer avec le MAAARO pour obtenir des renseignements sur l'expédition et la soumission d'échantillons à un laboratoire.

Animal domestique soupçonné d'être enragé qui présente une affection neurologique

  • Le vétérinaire doit questionner avec soin le propriétaire sur l'exposition potentielle à la salive de l'animal, car il y a presque toujours un risque qu'une personne ou un autre animal ait été exposé (dans ce cas, voir ci-dessus).
  • Si l'animal ayant une affection neurologique meurt ou est euthanasié et que la rage fait partie du diagnostic différentiel, un test ne sera recommandé que si une personne ou un autre animal domestique (vivant) a été exposé. S'il n'existe aucun risque pour d'autres personnes ou animaux, le test est laissé à la discrétion du propriétaire ou du vétérinaire et c'est lui qui en assume les frais.

Animal sauvage présentant un comportement anormal sans exposition d'un animal domestique ou d'un humain

  • Pour signaler un tel animal, il faut communiquer avec la Ligne de contrôle de la rage du MRNF, au 1 888 574 6656.
  • Le MRNF effectue des tests de surveillance limités visant des animaux sauvages terrestres dans certaines régions, selon la période de l'année. Comme il ne participe qu'à la lutte contre la rage chez les animaux terrestres, il n'effectue aucun test de dépistage de la rage chez les chauves-souris.
  • Le MRNF n'envoie PAS d'employés pour qu'ils capturent ou tuent un animal présentant un comportement anormal. Si l'animal souffre ou menace des personnes ou des biens (y compris des animaux domestiques), il faut communiquer avec l'organisme local responsable du contrôle des animaux ou le service de police.

Bagarre entre des animaux domestiques (p. ex. entre deux chiens)

  • Aucune mesure n'est nécessaire, sauf s'il y a des raisons de croire qu'un des animaux a ou pourrait avoir la rage (p. ex. animal présentant des signes neurologiques aigus).
  • Si un humain a été mordu, il faut le signaler au bureau de santé publique local pour assurer un suivi approprié.

Que faire en cas d'exposition

La première chose à faire après une exposition potentielle à la rage, outre prodiguer immédiatement les soins nécessaires à l'animal, est d'effectuer une évaluation complète des risques. Si l'évaluation révèle un risque d'exposition important, il faut examiner les options concernant les tests ou la prise en charge post-exposition, ou les deux.

Évaluation des risques

L'évaluation des risques de base englobe quatre principaux éléments : catégorie d'exposition, espèce de l'animal en cause, données épidémiologiques locales sur la rage et comportement de l'animal (qui doit être évalué en fonction des circonstances de l'incident). Il est à noter que le statut d'immunisation de l'animal présentant un risque n'est pas pris en compte à ce stade. L'évaluation initiale porte sur le risque d'exposition à la rage, tandis que le statut d'immunisation de l'animal visé concerne le risque de contracter la rage. Le statut d'immunisation est l'un des éléments cruciaux pour déterminer la prise en charge post-exposition d'un animal exposé.

Cliquez ici pour accéder au diagramme de l'évaluation des risques liés à la rage (en anglais seulement) qui vous guidera tout au long du processus. Pour obtenir une version imprimable (pdf), veuillez écrire au rabies.omafra@ontario.ca.

Cette publication hautement spécialisée " Rabies Risk Assessment Guide " n'est disponible qu'en anglais conformément au Règlement 671/92, selon lequel il n'est pas obligatoire de la traduire en vertu de la Loi sur les services en français. Pour obtenir des renseignements en français, veuillez communiquer avec le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales, au 1 877 424 1300.

1. Catégories d'exposition

L'Organisation mondiale de la santé définit trois catégories d'exposition selon le risque potentiel de transmission du virus de la rage :

  • Catégorie 1 - toucher ou se faire lécher la peau intacte
  • Catégorie 2 - mordillage de la peau nue, égratignures ou abrasions mineures pouvant avoir été en contact avec de la salive
  • Catégorie 3 - une ou plusieurs morsures transdermiques ou égratignures pouvant avoir été en contact avec de la salive, peau éraflée léchée ou contamination de membranes muqueuses par de la salive (p. ex. se faire lécher)

Pour une exposition de catégorie 2 ou supérieure, on considère qu'il y a un risque de transmission du virus de la rage.

2. Espèce de l'animal en cause

Si l'animal en cause appartient à une espèce faisant partie du réservoir du virus de la rage en Ontario (chauves-souris, ratons laveurs, moufettes et renards), on considère que le risque d'exposition est élevé. Les autres espèces d'animaux sauvages (p. ex. coyotes, marmottes, rats musqués, castors, opossums, écureuils, rats, souris, tamias et lapins) ainsi que les animaux de compagnie sont beaucoup moins inquiétants, SAUF si l'animal présente des signes neurologiques.

3. Données épidémiologiques locales sur la rage

Les cas récents de rage dans une région augmentent le risque d'exposition pour les autres animaux. À cause des différentes souches en circulation, il y a des espèces du réservoir qui présentent un risque plus élevé dans certaines régions que d'autres. Cliquez ici (lien) pour afficher un tableau indiquant les récents cas de rage par comté et par type d'animal.

  • Dans l'ensemble de la province, le risque de rage chez les chauves-souris (souche infectant les chauves-souris) est faible (2 % à 3 %, selon les estimations).
  • Pour les moufettes et les renards, la situation est plus préoccupante dans le nord et dans la région de Grey-Bruce (souche infectant les renards).
  • Le risque est élevé pour les ratons laveurs à Niagara, sur le bord de la frontière des États Unis, et le long du fleuve Saint-Laurent (souche infectant les ratons laveurs).

4. Comportement de l'animal en cause et circonstances de l'incident

Un comportement anormal accroît la probabilité que l'animal en cause ait la rage clinique et, par conséquent, le risque qu'il transmette le virus. Cependant, il est important d'évaluer le comportement de l'animal dans le contexte de l'incident. Les animaux nocturnes ne se montrent habituellement pas pendant la journée, mais s'ils sont dérangés ou poussés à chercher de la nourriture en raison de conditions saisonnières difficiles ou d'un hiver rigoureux, ils pourraient sortir pendant les heures de clarté. De même, les animaux qui hibernent, comme les moufettes et les chauves-souris, ne devraient pas être vus durant l'hiver; cependant, ils sortiront si on les dérange (p. ex. des chauves-souris dans le grenier d'une vieille maison qui sont dérangées par des rénovations). Par ailleurs, il faut tenir compte du comportement territorial habituel, de la défense des petits, de la désensibilisation des animaux sauvages aux humains (p. ex. des ratons laveurs qui semblent trop familiers peuvent s'être habitués à être nourris par des humains dans des régions urbaines). Il pourrait y avoir d'autres causes possibles pour expliquer un comportement anormal, comme la maladie de Carré (qui peut affecter les ratons laveurs, les renards et les moufettes) ou une grave infestation de gale animale.

Que faire si des signes associés à la rage se manifestent

Il faut un jugement professionnel solide pour inclure la rage dans le diagnostic différentiel pour un animal ayant une maladie neurologique clinique. Les facteurs à prendre en considération comprennent ce qui suit :

  • Risque d'exposition antérieure à un animal enragé. Dans certains cas, le propriétaire de l'animal peut signaler une rencontre observée avec un animal sauvage, qui est habituellement survenue au cours des six derniers mois. Le risque de transmission de la rage lié à un incident de ce genre doit être évalué conformément à l'évaluation des risques indiquée ci-dessus. S'il n'y a pas eu de rencontre observée, il est important de tenir compte du risque d'une rencontre non observée. Ce risque sera plus élevé pour les animaux qu'on laisse errer dehors sans laisse ou sans aucune surveillance, en particulier dans les régions où des animaux enragés ont récemment été trouvés. Les voyages dans d'autres pays, y compris des régions des États Unis où le risque de rage endémique est élevé, comportent également un risque. Il faut également tenir compte du potentiel d'exposition aux chauves-souris, même pour les animaux qui sont toujours à l'intérieur.
  • Évolution clinique. Les signes cliniques de la rage se manifestent toujours de façon progressive et, à défaut d'une intervention médicale, la grande majorité des animaux mourront dans les 10 jours suivant l'apparition des signes environ. Si les signes cliniques s'intensifient et se résorbent ou durent plus de 10 jours, il est peu probable que l'animal soit atteint de la rage. De plus, les animaux qui souffrent d'un déficit neurologique touchant uniquement la moelle épinière sont beaucoup moins susceptibles d'avoir la rage, quoique dans de rares cas, la rage peut s'attaquer à la moelle épinière.
  • Antécédents de vaccination. Même si aucun vaccin n'offre une protection complète, les vaccins antirabiques modernes sont extrêmement efficaces. Si le statut d'immunisation de l'animal est à jour depuis au moins six mois, les risques qu'il contracte la rage clinique sont beaucoup moins élevés. Il ne faut pas oublier que si un animal vient de recevoir son premier vaccin ou une dose de rappel à la suite d'une interruption dans le calendrier régulier de revaccination, les risques sont alors plus élevés, car l'animal pourrait avoir été exposé au virus lorsqu'il était relativement peu protégé.
  • Autres diagnostics différentiels. S'il y a une autre cause apparente pour expliquer les signes neurologiques, il est peu probable que l'animal ait la rage. Il faut envisager d'autres diagnostics différentiels comme un traumatisme, la néoplasie, la sepsie, une infection bactérienne ou fongique ou encore une infection virale (p. ex. maladie de Carré).

Si la rage fait partie du diagnostic différentiel d'un animal, le risque que des humains ou d'autres animaux domestiques aient été exposés à sa salive, pendant une période d'au plus 10 jours précédant l'apparition des premiers signes neurologiques ou d'un changement de comportement chez l'animal, doit être évalué. De plus, s'il existe un risque d'exposition chez les humains (ce qui est très courant dans le cas d'un animal de compagnie), il faut communiquer avec le bureau local de santé publique. Toutes les précautions raisonnables doivent être prises pour éviter que les membres du personnel, les propriétaires ou d'autres animaux soient exposés à la salive de l'animal. Les autorités provinciales ou fédérales n'ordonneront PAS la destruction de l'animal s'il peut être maintenu dans une zone de confinement de manière sécuritaire. Cependant, si l'animal meurt ou est euthanasié (selon la décision du propriétaire), un test de dépistage de la rage pourrait être exigé s'il y a eu une exposition importante.

Soumission d'échantillons et tests

Les tests de dépistage de la rage sont effectués aux laboratoires de l'ACIA situés à Ottawa, en Ontario, et à Lethbridge, en Alberta.

L'échantillon exigé varie selon l'espèce de l'animal.

  • Animaux de moins de 500 g (p. ex. chauves-souris ou petits rongeurs) : envoyer l'animal en entier
  • Animaux de moins de 100 kg (p. ex. chiens, chats, ratons laveurs ou renards) : envoyer la tête en entier - il n'est PAS nécessaire de retirer le cerveau
  • Animaux de plus de 100 kg (p. ex. bétail) : envoyer le cerveau en entier

Le MSSLD a conclu un contrat avec l'Ontario Association of Veterinary Technicians (OAVT) afin que des techniciens-vétérinaires autorisés prélèvent et soumettent des échantillons au nom des bureaux de santé publique dans le cadre du nouveau programme d'intervention contre la rage de l'OAVT. Pour le moment, seuls les bureaux de santé publique ont recours au programme pour soumettre des échantillons dans les cas d'exposition potentielle d'humains à la rage.

Si une exposition potentielle met en cause un animal domestique mais qu'aucun humain n'a été exposé, des échantillons doivent être prélevés et expédiés par le vétérinaire ou le personnel local responsable du contrôle des animaux.

  • Il faut parler à un vétérinaire du ministère en communiquant avec le Centre d'information agricole du MAAARO, au 1 877 424 1300, et examiner l'évaluation des risques d'exposition.
  • S'il est confirmé qu'un test est justifié, le MAAARO fournira les renseignements nécessaires pour la soumission et l'expédition d'échantillons. Dans ce cas, le propriétaire ou la clinique n'a aucuns frais à payer pour l'expédition ou le test.

Lorsque d'autres tests de diagnostic ou un examen post mortem complet sont demandés à l'égard d'un animal domestique et que l'animal est envoyé au laboratoire de diagnostic local (c. à-d. le Laboratoire d'hygiène vétérinaire, site en anglai seulement), le laboratoire local peut envoyer l'échantillon au laboratoire de l'ACIA pour le test de dépistage de la rage. Dans ce cas, le client n'a aucune dépense supplémentaire à engager pour le prélèvement et la soumission de l'échantillon; cependant, le transport jusqu'au laboratoire de diagnostic, l'examen post mortem, l'élimination et les autres tests de diagnostic sont aux frais du propriétaire de l'animal.

Il est possible d'obtenir des vidéos et des instructions détaillées sur le prélèvement et la soumission d'échantillons en communiquant avec le Centre d'information agricole du MAAARO, au 1 877 424 1300 ou au rabies.omafra@ontario.ca.

Prise en charge post-exposition

Si on ne dispose pas de l'animal en cause pour effectuer un test ou si le test confirme une infection rabique, il faut examiner les options de prise en charge post-exposition. Les recommandations du MAAARO sont fondées sur les recommandations antérieures de l'ACIA et sur les données scientifiques publiées. La mise en œuvre des recommandations relatives à la prise en charge peut être imposée en vertu de la Loi sur la santé animale de l'Ontario si celles-ci ne sont pas appliquées de façon volontaire.

La durée de la période de prise en charge post-exposition dépend du statut d'immunisation de l'animal à risque au moment de l'exposition et va de 45 jours à six mois. Des détails sur les recommandations concernant la prise en charge sont donnés dans le tableau ci-dessous.

Tableau 2: Recommandations concernant la prise en charge post-exposition des chiens et des chats potentiellement exposés à la rage, selon le statut d'immunisation

  Recommandations antérieures de l'ACIA Recommandations actuelles
(au 1er mai 2015)

Animal ayant reçu tous les vaccins contre la rage (p. ex. a reçu au moins 2 vaccins consécutifs conformément aux directives figurant sur l'étiquette concernant la technique et l'intervalle ET la date pour la dose de rappel n'est pas passée)

  • Si l'animal reçoit un vaccin de rappel dans les 7 jours suivant l'exposition, une période d'observation de 45 jours est recommandée.
  • Si l'animal ne reçoit PAS de vaccin de rappel dans les 7 jours, une période de confinement préventif de 3 mois est recommandée.
  • Si l'animal reçoit un vaccin de rappel dans les 7 jours suivant l'exposition, une période officielle de confinement n'est pas nécessaire.
  • Si l'animal ne reçoit PAS de vaccin de rappel dans les 7 jours, une période de confinement préventif de 3 mois est recommandée.

Animal ayant reçu le principal vaccin contre la rage (p. ex. n'a reçu qu'un seul vaccin contre la rage et le délai de 12 mois pour le vaccin de rappel n'est pas écoulé)

  • Si l'animal reçoit un vaccin de rappel dans les 7 jours suivant l'exposition, une période d'observation de 45 jours est recommandée.
  • Si l'animal ne reçoit PAS de vaccin de rappel dans les 7 jours, une période de confinement préventif de 3 mois est recommandée.
  • Si l'animal reçoit un vaccin de rappel dans les 7 jours suivant l'exposition, une période officielle de confinement n'est pas nécessaire.
  • Si l'animal ne reçoit PAS de vaccin de rappel dans les 7 jours, une période de confinement préventif de 3 mois est recommandée.

Animal dont l'immunisation contre la rage n'est pas à jour (p. ex. le vaccin précédent contre la rage n'est plus efficace d'après les directives figurant sur l'étiquette)

  • On effectue une évaluation au cas par cas en tenant compte du délai écoulé depuis le dernier vaccin contre la rage, du nombre total de vaccins antérieurs, de l'intervalle entre l'exposition et la revaccination et de l'état de santé général de l'animal.
  • En général, les animaux dont l'immunisation contre la rage n'est pas à jour doivent être revaccinés dans les 7 jours suivant l'exposition, et une période de confinement préventif de 6 mois est recommandée.
  • On effectue une évaluation au cas par cas en tenant compte du délai écoulé depuis le dernier vaccin contre la rage, du nombre total de vaccins antérieurs, de l'intervalle entre l'exposition et la revaccination et de l'état de santé général de l'animal.
  • En général, les animaux dont l'immunisation contre la rage n'est pas à jour doivent être revaccinés dans les 7 jours suivant l'exposition, et une période de confinement préventif de 3 mois est recommandée.
  • Si l'animal ne reçoit PAS de vaccin de rappel dans les 7 jours, une période de confinement préventif de 6 mois est recommandée.

Animal n'ayant jamais été vacciné contre la rage ou dont les antécédents de vaccination contre la rage sont inconnus

  • L'animal doit être vacciné dans les 7 jours suivant l'exposition, et une période de confinement préventif de 6 mois est quand même recommandée.
  • Si l'animal reçoit un vaccin de rappel dans les 7 jours, une période de confinement préventif de 3 mois est recommandée.
  • Si l'animal ne reçoit PAS de vaccin de rappel dans les 7 jours, une période de confinement préventif de 6 mois est recommandée.

Période d'observation et période de confinement préventif

Exigences générales concernant la période d'observation et la période de confinement préventif

Période d'observation

  • Il faut réduire au minimum les contacts de l'animal à l'extérieur du ménage.
  • Les chiens peuvent sortir de la propriété s'ils sont accompagnés d'un responsable d'un âge convenable, mais ils doivent être tenus en laisse en tout temps.
  • Les chats doivent rester à l'intérieur en tout temps.

Période de confinement préventif

  • L'animal doit demeurer en tout temps sur la propriété du propriétaire, à moins qu'il n'ait besoin de soins médicaux.
  • Seul UN responsable d'un âge convenable peut avoir des contacts avec l'animal.
  • L'animal ne doit avoir aucun contact avec d'autres personnes ou animaux.
  • Les chiens ne peuvent aller à l'extérieur que s'ils sont tenus en laisse ET que l'aire où ils se trouvent est clôturée (c. à-d. double barrière).
  • Lorsqu'il est à l'intérieur, l'animal doit être gardé dans un endroit à l'écart où il y a une entrée à double porte qui permet à la personne qui s'occupe de l'animal de l'observer avant d'avoir un contact direct avec lui et qui empêche l'animal de s'échapper accidentellement.

Cliquez ici (en anglais seulement) pour obtenir un exemple de recommandations à fournir à la personne qui s'occupe d'un animal pendant une période de confinement préventif. Pour obtenir une version imprimable (pdf), veuillez écrire au rabies.omafra@ontario.ca.

Cette publication hautement spécialisée " Recommendations for Precautionary Confinement Period (PCP) for potential rabies exposure of a domestic animal " n'est disponible qu'en anglais conformément au Règlement 671/92, selon lequel il n'est pas obligatoire de la traduire en vertu de la Loi sur les services en français. Pour obtenir des renseignements en français, veuillez communiquer avec le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales, au 1 877 424 1300.

Prise en charge post-exposition - bétail

La prise en charge post-exposition du bétail (bovins, chevaux et petits ruminants) ne dépend pas du statut d'immunisation de l'animal présentant un risque, mais plutôt de l'origine de l'animal en cause.

  • Si l'animal en cause ne provient pas du troupeau (p. ex. un renard présentant un comportement anormal qui pourrait avoir mordu plusieurs animaux est trouvé dans une bergerie), une période de confinement préventif de 60 jours est recommandée pour le bétail susceptible d'avoir été exposé.
  • Si l'animal en cause fait partie du troupeau (p. ex. une vache du troupeau présente des signes neurologiques, et la rage fait partie du diagnostic différentiel), une période de confinement préventif de 40 jours est recommandée pour le bétail susceptible d'avoir été exposé.

Un examen approfondi s'impose avant d'utiliser des animaux de travail ou des produits d'origine animale comme le lait ou d'expédier des animaux pour l'abattage (y compris des animaux de réforme) pendant la période de confinement préventif. En général, ces situations sont évaluées au cas par cas dans le cadre d'une consultation entre le vétérinaire traitant et le personnel du MAAARO. Communiquez avec le Centre d'information agricole, au 1 877 424 1300, pour parler à un vétérinaire du MAAARO au sujet de ce type de cas.

Période d'observation de 10 jours par la santé publique

Lorsqu'un animal domestique mord une personne et que l'incident est signalé au bureau local de la santé publique, l'animal est gardé en observation pendant 10 jours (chiens et chats) ou 14 jours (la plupart des autres animaux domestiques). Si l'animal est normal sur le plan clinique à la fin de la période, le risque qu'il ait pu transmettre le virus de la rage par sa salive au moment de la morsure est négligeable, et la victime de la morsure n'a donc pas besoin d'une prophylaxie antirabique post-exposition. Par conséquent, ces courtes périodes d'observation visent à protéger la victime humaine. L'animal domestique ne doit pas être euthanasié pendant une période d'observation par la santé publique, sauf si c'est pour l'empêcher de souffrir. Si l'animal meurt durant ce délai, le bureau local de la santé publique doit en être informé de sorte qu'un test de dépistage de la rage puisse être effectué. Par ailleurs, un animal ne doit pas être vacciné pendant une période d'observation par la santé publique. Cependant, la période d'incubation de la rage chez les chiens et les chats peut être de six mois dans certains cas. Par conséquent, si un animal de compagnie se fait mordre par un animal sauvage (par exemple), la période de confinement recommandée est beaucoup plus longue.

Quand administrer un vaccin

Si une exposition potentielle à la rage chez un animal domestique est signalée, un examen physique complet et un vaccin de rappel contre la rage sont recommandés. La vaccination d'un animal après une exposition repose sur le même principe qu'une prophylaxie post-exposition pour les humains, c'est-à-dire que le fait de stimuler l'immunité avant que le virus se propage depuis le point local d'inoculation peut aider à l'empêcher d'atteindre le système nerveux central. La seule exception concernant la vaccination de l'animal contre la rage (à part une contre-indication médicale) est lorsque l'animal fait l'objet d'une période d'observation de 10 jours par la santé publique après avoir mordu un humain (voir ci-dessus.)


Pour plus de renseignements :
Sans frais : 1 877 424-1300
Local : 519 826-4047
Courriel : ag.info.omafra@ontario.ca
Auteur : Animal Health and Welfare Branch/OMAFRA
Date de création : 14 septembre 2015
Dernière révision : 02 août 2016