La drosophile à aile tachetée en Ontario: Foire aux questions

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Combien de temps met la DAT pour passer d'œuf à insecte adulte?

La température influe sur la durée de développement de l'insecte. La DAT possède un cycle de vie en quatre étapes : œuf, larve, pupe et adulte. Passer de l'étape œuf à celle d'adulte peut prendre moins de 10 jours dans des conditions optimales. À des températures plus basses, l'insecte met de deux à quatre semaines. La DAT préfère les températures modérées et des conditions humides. Le temps sec et chaud peut avoir un effet négatif sur l'activité et la reproduction des DAT. Chaque saison de culture de multiples générations se succèdent et se chevauchent.

Combien souvent dois-je pulvériser?

L'activité résiduelle désigne la persistance d'un insecticide comme protection contre un ravageur donné; il est important de connaître l'activité résiduelle afin de savoir quand une autre application est nécessaire. Les produits dont nous disposons pour utilisation en cas d'urgence contre la DAT en 2012 ciblent l'insecte adulte et n'influent pas sur les œufs ni les larves. La plupart des produits devraient être efficaces pendant sept jours, à l'exception de Pyganic (maximum de cinq jours) ou Entrust (maximum de cinq jours). Une couverture complète est primordiale. Rappelons que la température et des épisodes de précipitations peuvent nuire à l'activité résiduelle des produits. Du temps chaud et sec comme celui qui a prévalu sur la plus grande partie de l'Ontario cette année peut causer l'évaporation très rapide des gouttelettes de pesticides avant qu'elles n'atteignent la culture. Les résidus de pesticides (et parfois leur activité contre un ravageur) tendent à diminuer quand les températures sont élevées. Vous pouvez réduire cet effet nuisible en appliquant les insecticides aux heures du jour où il fait plus frais. Les DAT adultes tendent à éviter le temps chaud et sec, et elles seront plus actives dans le couvert de la culture quand le temps est plus frais.

La DAT est-elle préoccupante après la récolte?

La DAT peut pondre des œufs dans les fruits résiduels, contribuant à un gonflement potentiel des populations plus tard en saison, et à une pression possible l'année suivante. Les adultes qui sortent des fruits infestés peuvent migrer vers d'autres cultures environnantes. Rénover les fraisiers remontants après la récolte. Dans les autres cultures, enlever tous les fruits qui pendent et les fruits de rebuts. Dans les cultures où il est difficile d'enlever tous les fruits, on peut songer à un traitement insecticide post récolte. Les producteurs dont la charge de récolte a diminué (par exemple les cerises en 2012) et qui ont adopté un programme de pulvérisation réduit courent le risque de pressions plus élevées dans d'autres cultures.

Les DAT seront-elles attirées par les piles de fruits tombés/fruits de rebuts?

Les DAT femelles ne semblent pas pondre leurs œufs dans les piles de fruits de rebuts. Toutefois, si les fruits étaient infestés avant d'être envoyés dans la pile, les stades immatures continuent leur développement et émergent comme adultes. Il est donc important d'éliminer les fruits de rebuts régulièrement par l'une de méthodes suivantes:

  • les enterrer à une profondeur d'au moins 60 cm (2 pi); ou
  • les solariser en les scellant dans des sacs de plastique ou en recouvrant les piles de rebuts d'une pellicule plastique, refermer les bords hermétiquement et laisser à la chaleur du soleil pour une durée d'au moins une semaine; ou
  • surgeler les fruits (s'applique pour les petites quantités seulement).

Comme il faut des températures chaudes pour éliminer les DAT immatures, le compostage n'est pas recommandé. Écraser les fruits n'est pas non plus une méthode fiable pour détruire les œufs et les larves.

Comment la DAT est-elle arrivée jusqu'ici? Est-elle propagée dans les fruits importés?

La DAT est un ravageur importé d'origine asiatique. Elle a d'abord été signalée en Californie en 2008. Elle est présente à Hawaii depuis les années 1980. La DAT a maintenant été trouvée dans les zones de production fruitière partout en Amérique du Nord et dans certaines parties de l'Europe. Les fruits infestés sont la voie la plus probable d'introduction locale et à longue distance dans une zone. Les adultes qui passent l'hiver sont sensibles au gel. En Ontario, elles vont probablement survivre seulement dans des zones protégées et en petits nombres. Il y a gonflement des populations au cours de la saison de culture. La pression exercée par le ravageur peut fluctuer d'une année à l'autre selon la mortalité causée par l'hiver et les conditions environnementales tôt en saison. Comme la DAT est maintenant répandue, il est possible qu'elle soit réintroduite par des fruits infestés dans des zones où l'hiver l'avait décimée. La DAT semble s'être établie en Ontario. On l'a trouvée dans des zones naturelles isolées, où il y a habituellement des hôtes sauvages comme les framboises, les mûres, les mûres blanches, les sureaux et les bleuets sauvages. Ces zones sont comme des réservoirs potentiels de DAT dans l'écosystème dont les producteurs doivent tenir compte. Les DAT vont migrer vers les cultures à partir des zones non gérées ou sauvages où elles s'étaient établies plus tôt en saison.

Le refroidissement des fruits peut-il affecter ou éradiquer les œufs et les larves de la DAT?

La recherche se poursuit pour évaluer des traitements post récolte pour éradiquer les œufs et les larves qui seraient présents dans les fruits. Le refroidissement serait une solution dans les fruits et légumes frais qui peuvent supporter des périodes prolongées (plus de 4 jours) à basses températures (< 2 °C) sans nuire à la qualité. Il nous faut plus de données avant de faire des recommandations sur les traitements post récolte pour les fruits.

Pour en savoir plus (en anglais seulement):


Auteur : Équipe du MAAARO/DAT
Date de création : 24 août 2012
Dernière révision : 10 juin 2013

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